Le marketing de parrainage

Le marketing de parrainage

Avec le buzz considérable autour de l’application Clubhouse revient la question de la pertinence et de l’efficacité du système de parrainage dans sa stratégie. En quoi et comment le marketing de parrainage peut-il être payant ?

Cet article va présenter un peu le fonctionnement apparent de l’application du moment : Clubhouse, basée sur le parrainage. Et comment on peut théoriquement imaginer un plan marketing basé là-dessus, ayant de gros effets bénéfiques budgétaires.


Le parrainage selon Clubhouse

Le succès fulgurant de l’application Clubhouse mène tous les géants des réseaux sociaux à se mettre au développement de leur propre application d’audio. Twitter avec Spaces, Facebook avec ses futurs Lives Audio dans les Messenger Rooms, LinkedIn… Tous se tirent la bourre pour tenter de déloger Clubhouse de son trône.

Ce qui a fait le succès de l’application Clubhouse : la façon d’y avoir accès.

En plus de n’exister que sur iOS, et donc excluant tous les téléphones fonctionnant sous Android, l’app n’est disponible que sur invitation. Perso j’attends encore de pouvoir m’y inscrire, lol !

Invitation d’un proche, d’un collègue de boulot, d’un membre de la famille, peu importe… Ce qui rend le truc beaucoup plus rare et cher, puisque pas disponible pas tous. Ajoutons à ça le fait que les invitations ne sont pas illimitées, loin de là, puisque seulement deux invitations sont offertes par compte créé, et vous avez le topo du succès.

Ca semble simple, et pourtant la logique n’est pas si souvent utilisée, en tout cas pas avec un tel succès. Vu comme ça, ça semble pourtant être du pur Growth par essence. Laisser le fameux proof of concept et le FOMO (Fear Of Missing Out) faire le job à sa place. Smart !

Donc le système d’invitation, et donc de parrainage, ça marche ! Voyons comment tout ça peut s’appliquer plus largement.


Les avantages du marketing de parrainage

Selon la société SPLIO, opter pour le parrainage c’est opter pour un levier de développement organique « . Elle cite en exemples les cas d’Uber, Airbnb, Dropbox. Autant de sociétés à succès qui ont misé leur stratégie sur le parrainage. Tout miser sur son produit et l’expérience qu’a le client avec. Puis faire en sorte que ce dernier, tout satisfait qu’il est, le conseille de façon active à son entourage. Que demander de plus ?

Avec le marketing de parrainage, c’est sur la base de la confiance que l’on travaille. La confiance en le produit. Si le client est conquis par le Proof of Concept du produit, il sera tellement content de lui-même devenir prescripteur qu’il conseillera le produit à ses proches.

Bien évidemment pour ce faire il faut un produit qui soit fonctionnel, transparent et facilement partageable et donc accessible.


Le partage, roi des médias

Les stratégies d’inbound et de nurturing pourraient donc bien s’en servir. Car créer du contenu que le client viendra de lui-même chercher, s’il en a besoin, pourrait être accéléré si une personne de confiance de son entourage lui partage telle ou telle solution répondant à son problème.

Car le concept, au bout de toutes ces stratégies, c’est de faire en sorte que le client ait confiance en la marque qu’on met en avant. Pour y arriver, on rédige des tonnes d’article se mettant à la place du client, on met tout en oeuvre pour montrer à quel point son produit répond aux problèmes, etc. Mais in fine Tout est une question de confiance, de valeurs partagées entre la marque et le lead.

Depuis toujours, le bouche-à-oreille reste la meilleure des stratégies de com. Même s’il est aujourd’hui effectué via des partages par les réseaux sociaux, par les commentaires et avis en ligne… On a toujours besoin d’être un peu rassuré avant d’effectuer un achat. Chose qu’on ne peut pas faire via des campagnes de médias empiriques et traditionnelles.


Le passé c’est le futur

On est aujourd’hui tous assaillis de pubs dans tous les sens. Tellement que notre cerveau fait un l’impasse là-dessus et on ne croit plus tout ce qu’on voit ça et là. Et tant mieux dans un sens. Mais du coup, pour exister commercialement il faut être smart.

De ce fait, on part à la chasse aux renseignements avant d’envisager un achat. On est donc plus sensibles à la transparence des marques, quitte à voir de suite les failles et limites du produit. Ce qui compte c’est de ne pas être déçu en utilisant le service/produit. C’est dans ce phénomène systémique que les notions de confiance font d’autant plus écho.

Dans cette jungle consumériste qu’est internet, monde normalisé en ces temps de Covid, les conseils et avis des proches font donc office de cartes pour guider ses choix.

On peut donc dire qu’au même titre que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures, rien ne vaut le conseil avisé d’un ami qui a déjà eu à réaliser ce type d’achat.


Les avantages financiers du marketing de parrainage

Si l’on va au bout des choses, une stratégie basée sur le parrainage pourrait n’avoir que des bénéfices pour tous les partis :

  • En début de chaîne, il est clair que l’on va avoir à débourser un peu de budget com’ pour attirer les premiers clients à venir consommer, tester, utiliser, expérimenter notre produit. Ce la peut-être un MVP, un produit test ou un premier jet.
  • L’expérience client se fait. Le proof of concept fonctionne et le client est satisfait de on achat. La phase de fidélisation se déclenche en parallèle.
  • De là, mettre en place son système de parrainage avec lequel chaque client parrain ramenant un nouveau filleul reçoit une remise, laquelle sera également appliquée au filleul en question. De sorte que le client est motivé à parrainer des proches, autant que les proches sont intéressés par l’idée de tester un nouveau produit testé et approuvé par un contact qu’il connait, le tout à prix réduit.
  • Ainsi : on revient donc au format et à l’exemple de Clubhouse.
    Le budget com d’acquisition devrait ne pas augmenter, voire même baisser du coup, puisque si les clients satisfaits attirent de nouveaux clients, l’acquisition est ainsi faite en interne. Et donc plus besoin de dépenser des sommes folles. Tout est déjà sous la main. Il n’y a qu’à fidéliser et récompenser la prescription du produit.

En conclusion

On peut donc tout à fait envisager une telle stratégie lorsque l’on est une PME, que l’on met un nouveau produit en phase test. Une telle tactique est gagnante à tous les niveaux : pour l’entreprise dépense moins en com’ (sans même parler de pollution visuelle et écologique hein), le client parrain est récompensé de son implication prescriptrice par une remise, le client filleul reçoit une remise pour essayer le produit. Tout le monde y gagne, comme on a vu.

Encore faut-il avoir un produit suffisamment bon pour se passer de visibilité et de communication. Mais ça, c’est une autre histoire.

Marketing & communication à Marseille

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