Conflit d’influence

Conflit d’influence

On parlait dans le précédent billet de l’importance (ou pas) de la confiance dans l’acte d’achat. On continue ici

Paradigme grandissant autour de l’influenceur

D’un côté les influenceurs sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus démocratisés. Mais parallèlement, et ça va forcément de pair avec la démocratisation de cette utilisation, on devient de plus en plus méfiant voire dubitatif quant à ces pratiques.

Les influenceurs sont-ils donc une bonne stratégie marketing à suivre ?

Il n’y a pas forcément lieu de répondre à cette question directement et spontanément, ni par la positive ni par la négative.

Il faut se poser, regarder quelle est notre marque, quelles sont nos valeurs, qu’est ce qu’on vend, à qui on le vend, et comment on voudrait développer ça en faisant appel à une tierce personne.

Dans certains cas, une campagne d’influence sur les réseau sociaux peut s’avérer être très pertinent. On pense forcément par exemple aux cas où l’utilisation du produit parle de soi. Là, alors, l’exposition est intéressante.

A l’inverse, un produit quelconque servi par n’importe quel profil comptant des centaines, milliers, millions d’abonnés, risque d’être vain. Car aucun intérêt. Ce qui reviendrait à envoyer un email mal fait, qui vendrait mal les intérêts du produit, à des gens qui n’en auraient pas demander la réception. On est d’accord, sur 100 millions, on va peut-être convertir quelques ventes. Mais quel gâchis. De temps, d’image, d’optimisation, de professionnalisme.

L’article dont on fait état ici, relate que 94% de personnes interrogées dans le cadre d’une étude menée par l’agence américaine Hivency disent « qu’un avis avis positif les incite à acheter ».

Ok l’étude comme le résultat sont à prendre, comme toujours, avec des pincettes. Tout dépend toujours de tout. C’est ça le marketing, et c’est ça la vie.

Toujours est-il que s’il est bien calibré et pertinent, bien sûr qu’une campagne d’influence va convertir. Au même titre que n’importe quelle autre campagne bien menée.

Des réseaux et des chiffres

Le reste de l’article est limite plus intéressant encore. Il relate des chiffres à propos de Youtube, Instagram, etc.

Notons que « 90 % des internautes déclarent découvrir de nouvelles marques et des produits grâce à [Youtube] ». 55% des marketeurs jetteraient ainsi leur dévolu et leur budget dans ce support-là.

Instagram reste LE réseau social par excellence quand on parle d’influenceur. Ok Youtube, Snapchat, Tiktok et le reste ont de sérieux profils très populaires, mais Instagram reste le numéro 1. Pour de multiples raisons. Dont notamment la popularité du réseau, son accessibilité, son positionnement incluant un large panel d’utilisateurs, son sérieux quant aux solutions business…
Ainsi, on lit que 55% des personnes y ayant acheté un article de mode aujourd’hui, l’a fait après avoir vu un post d’un influenceur, ou d’un créateur de contenu, puisqu’on les appelle comme ça maintenant.

Tiktok. Petit phénomène des réseaux sociaux, Tiktok est, pour commencer, un réseau constitué de quasi moitié par des jeunes de 16-24 ans. On sait donc à qui on va s’adresser. Du reste, cette appli serait la plu engageante. Est-ce l’appli qui l’est ? Ou le fait qu’elle s’adresse à une population qui l’est plus que les autres ? Le résultat est le même, certes, mais les tendances pourraient être amenées à bouger à l’avenir.

Pour conclure donc, on pourrait tout à fait proposer à ces clients de collaborer avec des « créateurs de contenu » pour lancer leur marque, un produit, un événement. Toutefois, il faut faire attention à ce que le résultat ne soit pas mal compris ou mal perçu.

En fait, il s’agit de l’envisager comme un réel partenariat. L’image y tient un rôle important. Il faut donc bien analyser l’environnement des profils ciblés.

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