Qu’est-ce que le Japandi, cette tendance qui séduit tant?
Le terme « Japandi » est une contraction intelligente des mots « Japon » et « Scandinavie ». Il désigne un style de décoration et, plus largement, une philosophie de vie qui réunit le meilleur de ces deux cultures. Né officiellement au Salon du meuble de Milan en 2016, ce courant s’est rapidement imposé comme une référence pour quiconque cherche à créer un intérieur à la fois épuré, fonctionnel et profondément serein.
L’esthétique japonaise, influencée par le concept du wabi-sabi, prône l’acceptation de l’imperfection, la simplicité et la connexion à la nature. De son côté, le design scandinave, avec le célèbre hygge, met l’accent sur le confort, la chaleur, la fonctionnalité et l’utilisation de matériaux naturels pour créer des espaces douillets et accueillants.
Le Japandi n’est donc pas un simple mélange, mais une véritable harmonie entre ces deux mondes, qui partagent en réalité des valeurs communes: le respect des matériaux, la recherche de l’essentiel et l’importance de la nature dans l’habitat. Il en résulte des intérieurs où l’ordre, la douceur et la fonctionnalité règnent en maîtres, offrant un véritable havre de paix face à l’agitation du quotidien.
Comment reconnaître un intérieur qui a adopté le style Japandi?
Un espace décoré selon les principes du Japandi se distingue par plusieurs caractéristiques clés qui en font toute sa singularité et son charme intemporel.
Une palette de couleurs douces et naturelles pour une ambiance zen
Les couleurs jouent un rôle fondamental dans un intérieur Japandi. On y retrouve une prédominance de teintes neutres et apaisantes, inspirées directement de la nature. Le blanc, le beige, le gris clair, le taupe et le sable forment la base de cette palette, apportant luminosité et sérénité.
Ces couleurs permettent de créer une toile de fond minimaliste, propice à la détente.
Pour ajouter de la profondeur et du contraste sans rompre l’équilibre, des touches de noir sont utilisées avec parcimonie, par exemple sur des cadres, des luminaires ou des pieds de meubles. Des couleurs plus profondes et naturelles, comme le vert forêt, le bleu marine, le gris anthracite ou l’ocre, peuvent également être intégrées via des accessoires ou du linge de maison pour apporter une nuance subtile et chaleureuse.
Des matériaux bruts et authentiques qui invitent à la sérénité
Le Japandi célèbre la beauté des matériaux naturels et leur authenticité. Le bois est omniprésent, qu’il soit clair (chêne, bouleau) ou plus foncé (noyer, teck), offrant chaleur et texture. On le retrouve dans le mobilier, les revêtements de sol (parquet en bois clair, bambou) et les éléments décoratifs.
D’autres matériaux bruts sont également privilégiés: le lin et le chanvre pour le textile, la céramique et le grès pour la vaisselle et les objets décoratifs, l’osier, le rotin ou le bambou pour les luminaires et les assises. La chaux ou la pierre peuvent habiller les murs, tandis que le béton ciré peut être utilisé pour les sols, apportant une touche minérale et contemporaine. Ces matériaux, souvent faits à la main, renforcent le caractère unique et artisanal de l’espace.
Un minimalisme fonctionnel et des lignes épurées
L’un des piliers du Japandi est le minimalisme, mais un minimalisme réfléchi et fonctionnel. Chaque objet a sa place et son utilité. L’idée est de désencombrer l’espace pour favoriser la clarté visuelle et la fluidité de la circulation.
Le mobilier se caractérise par des lignes simples, épurées et géométriques, souvent basses, invitant à la contemplation et au repos. Les meubles sont choisis pour leur qualité, leur durabilité et leur design intemporel plutôt que pour leur quantité. On privilégie les rangements intégrés et discrets pour maintenir l’ordre et la sérénité.
La lumière naturelle et les sources lumineuses douces
La lumière est un élément essentiel du style Japandi. La lumière naturelle est maximisée, souvent filtrée par des stores en papier shoji ou des rideaux légers. Les fenêtres sont laissées dégagées pour laisser entrer un maximum de clarté.
Pour l’éclairage artificiel, on privilégie les sources de lumière douces et chaudes. Les lampes en papier de riz, les luminaires en bois ou en bambou, ainsi que les appliques murales, créent une ambiance tamisée et apaisante. L’objectif est de créer des zones de lumière et d’ombre, contribuant à une atmosphère sereine et intime.
La présence subtile de la nature dans les intérieurs
La nature est au cœur du Japandi. Les plantes d’intérieur sont choisies avec soin pour leur esthétique épurée, comme les bonsaïs, les grandes herbes sauvages ou des branches de cerisier dans des vases en céramique. L’objectif n’est pas l’accumulation, mais l’intégration harmonieuse d’éléments végétaux qui purifient l’air et renforcent le lien avec l’extérieur.
Les motifs floraux ou végétaux peuvent également être présents sur des textiles ou des œuvres d’art, toujours avec discrétion et élégance.
Comment adopter le style Japandi chez vous en 2026?
Intégrer le Japandi dans son intérieur est un voyage vers la sérénité. Voici quelques étapes concrètes pour transformer votre espace.
Commencez par désencombrer votre espace de vie
La première étape est cruciale: éliminez le superflu. Le Japandi prône le « moins mais mieux ». Faites un tri rigoureux de vos possessions et ne gardez que ce qui est essentiel, fonctionnel et esthétiquement plaisant.
Un espace dégagé est la base d’un intérieur Japandi réussi.
Misez sur une palette de couleurs neutres et apaisantes
Peignez vos murs dans des teintes claires comme le blanc cassé, le beige, le gris perle. Ces couleurs serviront de toile de fond et mettront en valeur les textures et les formes de votre mobilier. Ajoutez des touches de couleurs plus profondes avec des accessoires discrets.
Choisissez des matériaux naturels pour votre mobilier et vos accessoires
Privilégiez le bois clair ou foncé pour vos meubles (table basse, commode, étagères). Optez pour des textiles en lin, chanvre, coton ou laine pour vos coussins, plaids et rideaux. Les objets décoratifs en céramique, grès, bambou ou papier de riz apporteront une touche d’authenticité.
Pensez aux artisans locaux pour des pièces uniques.
Intégrez des meubles aux lignes épurées et fonctionnelles
Recherchez des meubles au design simple et minimaliste. Les assises basses, les tables aux pieds fins et les rangements discrets sont caractéristiques du Japandi. Chaque pièce doit avoir une fonction claire et contribuer à l’harmonie générale.
Optimisez la lumière naturelle et créez des ambiances
Laissez vos fenêtres dégagées ou habillez-les de voilages légers. Pour l’éclairage artificiel, choisissez des luminaires qui diffusent une lumière douce et chaude. Multipliez les sources lumineuses (lampes à poser, liseuses, appliques) pour créer des zones d’ombre et de lumière, contribuant à une atmosphère cosy et zen.
Ajoutez des touches végétales avec parcimonie
Sélectionnez quelques plantes d’intérieur aux formes élégantes et épurées. Un bonsaï, une grande plante verte comme un Ficus Lyrata ou des branches décoratives dans un vase minimaliste suffiront à apporter la touche de nature essentielle au Japandi. Évitez l’accumulation de petites plantes.
N’oubliez pas les détails artisanaux
Un tapis en fibres naturelles, des coussins moelleux, un service à thé japonais, ou une pièce d’artisanat local peuvent compléter votre décoration. Ces éléments, choisis avec soin, apportent une âme à votre intérieur sans le surcharger.
Le Japandi: plus qu’une tendance, une philosophie de vie durable
Au-delà de l’esthétique, le Japandi incarne une approche plus consciente de l’habitat, en parfaite adéquation avec les préoccupations environnementales et le désir de bien-être de 2026. En privilégiant les matériaux durables, les objets de qualité et le minimalisme, ce style encourage une consommation plus responsable et une vie moins encombrée.
Il invite à se recentrer sur l’essentiel, à apprécier la beauté dans la simplicité et à créer un environnement propice à la détente et à la pleine conscience. Le Japandi n’est pas seulement une mode passagère; c’est une invitation à transformer son intérieur en un véritable sanctuaire de paix, où chaque élément contribue à un sentiment d’équilibre et d’harmonie.
Quels sont les pièges à éviter lorsqu’on adopte le Japandi?
Même si le Japandi semble intuitif, certaines erreurs courantes peuvent compromettre l’harmonie d’un espace. La première est de confondre minimalisme et vide. Un intérieur Japandi ne se limite pas à des murs blancs et à quelques meubles.
Il s’agit d’une composition équilibrée, où chaque objet, même petit, a un rôle et une présence intentionnelle.
Un autre piège consiste à surcharger les textures. Bien que les matériaux naturels soient essentiels, les mélanger sans discernement peut créer une sensation de désordre. Par exemple, combiner un tapis en jute, un canapé en lin, un mur de chaux et un parquet en bois clair demande une cohérence dans les tons et les échelles.
Privilégiez une hiérarchie visuelle: une texture dominante, une seconde en soutien, et une troisième en accent.
Un troisième écueil est l’utilisation abusive de l’ombre. Le noir est un outil puissant dans le Japandi, mais il ne doit jamais dominer. Un cadre noir sur un mur blanc, une patère en fonte, ou les pieds d’une table peuvent suffire.
Trop de noir détruit la légèreté, et l’ambiance devient froide, voire oppressante.
Enfin, évitez les meubles trop modernes ou trop industriels. Les lignes trop angulaires, les métaux polis, les finitions laquées ou les plastiques ne trouvent pas leur place dans ce style. Le Japandi célèbre la chaleur du bois, la douceur du tissu, la porosité de la céramique.
Ces matériaux doivent rester visibles, non masqués par des traitements artificiels.
Des exemples concrets de pièces Japandi dans un logement contemporain
Imaginons un appartement de 70 m² en ville, aux fenêtres orientées nord. Le propriétaire souhaite créer un espace apaisant malgré un manque de lumière naturelle.
Le salon est aménagé avec un canapé bas en lin beige, accompagné de deux fauteuils en rotin tressé. Une table basse en chêne massif, aux pieds fins, est posée sur un tapis en fibres naturelles teintées au naturel. Les murs, peints en gris perle, accueillent deux cadres noirs avec des gravures japonaises de paysages.
Une lampe à abat-jour en papier de riz, posée sur une console en teck, diffuse une lumière chaude. Une plante en forme de cascade, un Pilea peperomioides, est placée sur un étagère en bois clair, près d’une fenêtre.
Dans la chambre, le lit en bois massif est entouré de linge de lit en coton biologique, teinté en sable. Un petit banc en osier, au pied du lit, sert de support à un plaid en laine. Les rideaux sont en voile de lin, laissant filtrer la lumière du matin.
Un seul objet décoratif: un vase en grès brun, avec une branche sèche de prunus.
La cuisine, ouverte sur le salon, conserve une palette neutre: des meubles en bois clair, des plans de travail en béton ciré, et des accessoires en céramique. Les ustensiles sont rangés dans des tiroirs profonds, sans aucune surface visible. Seule une corbeille en osier, pleine de citrons, apporte une touche vivante.
Le Japandi et l’artisanat local: une alliance naturelle
En 2026, la tendance au localement produit et aux objets porteurs d’histoire s’aligne parfaitement avec les valeurs du Japandi. Les pièces faites main, que ce soit par un potier de Normandie, un menuisier du Jura ou une tisserande des Alpes, apportent une vibration humaine que la production industrielle ne peut reproduire.
Un vase en céramique, façonné à la main, avec des irrégularités visibles, incarne mieux le wabi-sabi qu’un objet parfaitement symétrique produit en série. Un tabouret en chêne massif, assemblé sans clou, avec des joints visibles, raconte une histoire de patience et de respect du matériau.
Privilégier l’artisanat, c’est aussi soutenir des pratiques durables. Les matériaux sont souvent locaux, les processus à faible impact, les déchets réduits. Cette approche valorise la lenteur, la conscience et la qualité, des piliers du Japandi.
Le choix d’un objet artisanal devient alors un acte de connexion: avec le créateur, avec la matière, avec la terre. C’est une forme d’ancrage dans un monde de plus en plus virtuel, où chaque objet devient un point d’ancrage sensoriel.
Le Japandi, un style qui évolue avec les saisons
Contrairement à certaines tendances figées, le Japandi s’adapte aux cycles naturels. En hiver, on ajoute des plaids en laine, des coussins en velours de coton, et des lampes aux abat-jours plus épais. Les coussins en lin sont remplacés par des tissus plus chauds, plus doux, plus absorbants au toucher.
En été, on inverse le processus: on retire les plaids, on privilégie les textures légères, les rideaux en lin transparent, les vases en terre cuite. Les plantes sont plus nombreuses, les couleurs plus vives, mais toujours discrètes. Une branche de bambou, un bouquet de fleurs sauvages, une corbeille en paille de riz peuvent suffire à réanimer l’espace.
Ce rythme saisonnier n’est pas une contrainte, mais une invitation à observer, à ressentir, à réagir. Le Japandi ne propose pas un intérieur figé, mais un espace vivant, sensible, qui respire avec ses habitants.
Le Japandi et le bien-être mental: un lien profond
Des études récentes, menées dans des universités de Tokyo et de Copenhague, montrent que les environnements conçus selon les principes du Japandi réduisent significativement les niveaux de cortisol, l’hormone du stress. La simplicité visuelle, l’absence de surcharge sensorielle, la présence de matériaux naturels et la lumière douce agissent comme des facteurs de régulation neurologique.
Un espace Japandi ne demande pas d’effort mental pour être compris. Il n’impose pas de normes, n’exige pas d’interprétation. Il existe simplement.
Et cette présence silencieuse, apaisante, permet au cerveau de se reposer.
Beaucoup de personnes qui adoptent ce style décrivent une sensation de « décompression intérieure ». Le désencombrement matériel s’accompagne d’un désencombrement mental. Les décisions deviennent plus fluides, les pensées plus claires.
Ce n’est pas un effet magique, mais une conséquence directe d’un environnement qui respecte l’humain dans sa complexité.
Comment créer un espace Japandi sur un budget limité?
Le Japandi n’est pas réservé aux budgets élevés. Il s’agit d’une philosophie, pas d’un luxe de consommation.
Pour commencer, réutilisez ce que vous avez déjà. Un vieux tabouret en bois peut devenir une table de chevet avec une couche de teinture naturelle. Un ancien drap en lin peut être transformé en rideau, en housse de coussin ou en nappe.
Le réemploi est une forme d’élégance respectueuse.
Les marchés aux puces, les brocantes, les boutiques de seconde main offrent souvent des pièces authentiques à très bon prix. Une chaise en bois massif des années 1970, un vase en céramique d’origine coréenne, une lampe en papier de riz: ces objets portent une histoire, et leur patine ajoute du caractère.
Vous pouvez également apprendre à fabriquer vous-même certains éléments: une étagère en bois brut, un tapis tressé à partir de vieux tissus, un vase en argile cuite au four. Ces gestes simples renforcent le lien avec l’espace, et la satisfaction personnelle est immense.
Le Japandi à l’échelle de la maison entière
Adopter le Japandi ne se limite pas à une pièce. Il s’agit d’une cohérence globale, d’un flux entre les espaces. Le salon, la cuisine, la chambre, la salle de bain doivent respirer la même énergie.
La continuité des matériaux, la répétition des tons, le respect de la lumière et de la fonctionnalité créent une unité qui apaise l’esprit.
Un parquet en chêne clair peut traverser plusieurs pièces. Des murs peints dans la même teinte de gris perle unifient l’ensemble. Les mêmes luminaires, en bois ou en papier, réapparaissent dans les différents espaces.
Même les accessoires: une corbeille, un service à thé, un vase, peuvent être réutilisés dans plusieurs pièces pour créer un dialogue visuel.
La transition entre les espaces est aussi importante que leur contenu. Un seuil de porte en bois, une plante posée à l’entrée, un petit tapis en fibres naturelles: ces détails guident le mouvement et l’émotion. Ils annoncent la sérénité qui vous attend à l’intérieur.
Le Japandi et les enfants: comment adapter le style sans sacrifier la fonctionnalité?
Beaucoup pensent que le Japandi est incompatible avec la vie en famille, surtout avec des enfants. C’est une erreur. L’essence même du Japandi — simplicité, durabilité, fonctionnalité — est parfaitement adaptée à un foyer animé.
Les meubles en bois massif résistent aux chocs. Les tissus en lin et en coton sont faciles à laver. Les rangements intégrés, discrets et profonds, permettent de cacher les jouets sans surcharger l’espace visuellement.
Une étagère basse en bois, avec des boîtes en osier, peut accueillir les jouets de manière ordonnée. Les murs peuvent être recouverts de papier peint en fibres naturelles, résistant aux crayons. Les tapis en jute ou en laine sont plus durables qu’ils ne le semblent.
La clé est de ne pas chercher la perfection, mais la cohérence. Un jouet posé sur une étagère n’est pas un désordre s’il est intégré à l’esthétique globale. Le Japandi n’exige pas la rigidité: il invite à la tranquillité dans le mouvement.
Le Japandi et les espaces de travail à domicile
Avec l’essor du télétravail, le bureau devient un espace central. Le Japandi s’y applique avec naturel. Un bureau en bois clair, une chaise ergonomique aux lignes simples, une lampe à lumière douce, et un mur nu ou presque.
Les écrans, les câbles, les documents sont rangés dans des boîtes en bois ou en papier. Les accessoires sont réduits à l’essentiel: un stylo, un carnet, une tasse en céramique. Pas de photos, pas de figurines, pas de souvenirs.
La concentration s’en trouve améliorée.
Une plante, une seule, placée près de la fenêtre, apporte de la vie sans distraire. Le silence, la lumière, la chaleur du bois: voilà les ingrédients d’un espace de travail apaisant, où l’esprit peut se poser, réfléchir, créer.
Le Japandi et la technologie: une cohabitation possible?
Les écrans, les haut-parleurs, les systèmes intelligents ne sont pas ennemis du Japandi. Ils peuvent s’intégrer à condition d’être masqués, intégrés, ou stylisés.
Un téléviseur peut être intégré dans un meuble en bois, avec un système de cache. Les câbles sont dissimulés dans des gaines de couleur neutre. Les haut-parleurs sont placés derrière des tissus, ou intégrés dans des meubles.
Les objets connectés, comme les thermostats ou les lampes intelligentes, sont choisis pour leur design épuré. Une lampe connectée, en bois et en céramique, avec un éclairage ajustable, devient un objet de décoration, pas un gadget.
La technologie n’est pas rejetée; elle est sublimée. Elle devient invisible, au service du calme.
Le Japandi et les petits espaces: maximiser l’apaisement
Dans un appartement de 30 m², le Japandi est une révélation. La clé est la verticalité. Utilisez les murs: étagères hautes, penderies intégrées, meubles suspendus.
Chaque centimètre carré est une opportunité, pas une contrainte.
Les meubles multifonctions sont essentiels: un canapé-lit en bois, une table pliante en teck, une bibliothèque qui sert aussi de séparation. Les couleurs claires agrandissent visuellement. Le miroir, placé stratégiquement, reflète la lumière et crée une illusion d’espace.
Un seul objet décoratif, une seule plante, une seule source lumineuse: cela suffit. Moins est plus, surtout dans un petit espace. La simplicité devient une liberté.
Le Japandi et les animaux de compagnie
Les chats, les chiens, les oiseaux peuvent cohabiter parfaitement avec un intérieur Japandi. Le bois massif résiste aux griffes. Les tissus en lin et coton ne retiennent pas les poils.
Les meubles bas sont faciles à traverser pour les animaux.
Un panier en osier, placé dans un coin, devient le lieu de repos de votre chien. Une étagère en bois, avec des jouets en laine tressée, sert d’espace de jeu pour votre chat. Un bol en céramique pour la nourriture est choisi pour sa forme simple, son poids, sa durabilité.
Les animaux ajoutent leur propre chaleur, leur propre mouvement, leur propre présence. Le Japandi n’exige pas la sterilité: il invite à l’harmonie. Et la présence d’un animal est une forme de nature vivante, authentique.
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Le Japandi dans les espaces publics: restaurants, hôtels, boutiques
Le Japandi ne se limite pas aux foyers privés. En 2026, de nombreux espaces publics l’adoptent pour créer des ambiances apaisantes, où les clients se sentent accueillis sans être assaillis.
Un restaurant à Paris, par exemple, utilise des tables en bois brut, des chaises en rotin, des murs en chaux, et des lampes en papier de riz. Les mets sont présentés sur de la céramique épurée, sans surcharge. Le silence est respecté, les lumières sont tamisées.
Résultat: les clients restent plus longtemps, se détendent, reviennent.
Un hôtel à Stockholm a remplacé ses tentures lourdes par des rideaux en lin, ses plaid synthétiques par des couvertures en laine pure, ses objets décoratifs par des branches sèches et des livres anciens. Les chambres n’ont pas de télévision visible. La connexion est proposée, mais non imposée.
Une boutique à Tokyo vend des vêtements en lin et en coton biologique, empilés sur des étagères en bois clair. Le sol est en béton ciré, les murs en blanc. Aucune musique, aucune lumière artificielle forte.
Le client est invité à toucher, à sentir, à respirer. La vente devient une expérience.
Le Japandi dans l’espace public n’est pas une mode, mais une réponse à la surstimulation. Il crée des espaces où l’humain peut se retrouver.
Un quiz pour découvrir votre type d’espace Japandi
Quel est votre type d’espace Japandi?
1. Quel élément vous attire le plus dans un intérieur?
2. Comment aimez-vous passer votre matinée?
3. Que préférez-vous dans un objet décoratif?
Les matériaux à privilégier en 2026: les tendances émergentes
En 2026, le Japandi évolue avec de nouveaux matériaux qui respectent ses principes tout en intégrant des innovations durables.
Le bois recyclé issue de démolitions anciennes devient une référence. Des planchers en chêne récupéré de vieilles maisons, des plans de travail en mélèze de granges désaffectées: ces matériaux portent l’histoire, la patine, la mémoire. Leur utilisation réduit l’exploitation forestière.
Le liège brut, autrefois réservé aux planchers, est maintenant utilisé pour les murs, les penderies, les tables. Il est naturellement isolant, résistant, et offre une texture chaleureuse et douce au toucher.
Les fibres de bambou teintées naturellement remplacent les textiles synthétiques. Les teintes végétales — indigo, racines de curcuma, écorces d’oignon — apportent des nuances profondes, sans produits chimiques.
La terre crue comme revêtement mural gagne en popularité. Appliquée à la main, elle crée des surfaces uniques, aux variations de couleur subtiles, régulant naturellement l’humidité. Elle est souvent utilisée dans les salles de bain, les cuisines, les chambres.
Chaque nouveau matériau ne cherche pas à briller, mais à s’intégrer. Il ne s’impose pas: il accompagne.
Le Japandi et la spiritualité: une relation silencieuse
Le Japandi n’est pas une religion, mais il résonne profondément avec les pratiques spirituelles. Il résonne avec le zen, avec le taoïsme, avec les principes de la méditation de pleine conscience. Son silence, sa simplicité, sa présence, invitent à l’introspection.
Un intérieur Japandi ne demande pas d’adoration. Il ne propose pas de symbole. Il offre simplement un espace où l’on peut être.
Où l’on peut respirer. Où l’on peut se reposer sans se forcer à se détendre.
C’est cette absence de dogme qui le rend si puissant. Il ne convertit pas. Il accueille.
Il ne dit pas ce qu’il faut faire. Il montre ce qu’il est possible de laisser tomber.
Beaucoup de pratiquants de méditation choisissent le Japandi comme cadre. Pourquoi? Parce qu’il ne parle pas.
Il se tait. Et dans ce silence, la voix intérieure peut se faire entendre.
Questions fréquentes
Le Japandi peut-il s’adapter à un intérieur moderne?
Oui. Le Japandi n’est pas un style historique. Il est une philosophie qui s’adapte aux nouvelles technologies, aux nouveaux matériaux, aux nouveaux modes de vie.
Un bureau connecté, une cuisine intelligente, un système de chauffage écoénergétique peuvent parfaitement s’intégrer, à condition d’être discrètement intégrés.
Le Japandi est-il réservé aux propriétaires de grandes maisons?
Non. Il est particulièrement adapté aux petits espaces. Son principe de désencombrement et de fonctionnalité permet de créer un sentiment d’immensité même dans un studio.
La clé est la cohérence, pas la surface.
Le Japandi est-il coûteux à mettre en œuvre?
Il peut l’être, si l’on choisit des meubles de designer. Mais il peut aussi être très abordable. L’essentiel est la démarche: réutiliser, réparer, recycler, choisir les matériaux naturels.
Le vrai coût est dans la patience, pas dans le prix.
Peut-on mélanger le Japandi avec un autre style, comme le bohème ou l’industriel?
Oui, mais avec discernement. Un peu de cuir brut peut s’ajouter à un intérieur Japandi. Un peu de métal noir peut servir d’accent.
Mais il faut éviter les surcharges, les couleurs vives, les motifs complexes. Le Japandi reste le fond, les autres styles, les accents.
Combien de temps faut-il pour créer un intérieur Japandi?
Il n’y a pas de calendrier. Certains le font en quelques semaines. D’autres, en plusieurs années.
Ce n’est pas une rénovation, c’est un processus de transformation intérieure. L’important est de commencer, de faire un pas, puis un autre. La lenteur fait partie du style.
Les enfants et les animaux sont-ils compatibles avec le Japandi?
Parfaitement. Le bois massif résiste. Les tissus naturels se lavent.
Les objets simples sont sûrs. L’essentiel est d’accepter les traces de vie. Un petit griffon sur une table en bois n’est pas un défaut: c’est une preuve d’authenticité.
Le Japandi est-il une tendance passagère?
Non. Il s’inscrit dans une quête plus profonde: celle de la simplicité, de la durabilité, du bien-être. Les tendances viennent et s’en vont.
La recherche de paix intérieure, elle, est éternelle.
Peut-on adopter le Japandi dans un appartement loué?
Absolument. Aucune rénovation n’est nécessaire. Une peinture de murs, une lampe, une plante, un tapis — voilà tout ce qu’il faut.
Le Japandi ne demande pas de changer les fondations. Il demande de changer son regard.